2025.05.22 (Jeu)

✹ RĂ©sumĂ© de Gemini 2.5 Pro  

Une journĂ©e oĂč une brĂšve conversation avec l’agente d’entretien de l’immeuble, puis une phrase lĂąchĂ©e dans un soupir, m’ont fait sentir le poids de la vie d’autrui, rĂ©flĂ©chir profondĂ©ment au sens de l’enseignement « aime ton prochain » et Ă©largir mon horizon de perception.

Original

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đŸ—“ïž Date : jeudi 2025.5.22

✹ RĂ©sumĂ© de Gemini 2.5 Pro

Une journĂ©e oĂč une brĂšve conversation avec l’agente d’entretien de l’immeuble, puis une phrase lĂąchĂ©e dans un soupir, m’ont fait sentir le poids de la vie d’autrui, rĂ©flĂ©chir profondĂ©ment au sens de l’enseignement « aime ton prochain » et Ă©largir mon horizon de perception.

💭 Journal

MĂȘme une prĂ©sence insignifiante que l’on croise comme un « PNJ »,

lorsqu’un sens lui est donnĂ© Ă  travers la pensĂ©e et l’échange, devient un « prĂ©cieux prochain ».

Ces derniers temps, cette pensĂ©e me revient beaucoup. MĂȘme la dame qui fait le mĂ©nage dans l’immeuble et que je croise dans la rue n’est pas juste un « PNJ » qui passe, mais sans doute la « mĂšre » de quelqu’un.

Depuis quelque temps, en regardant mon frĂšre et ma belle-sƓur, je sentais vaguement combien nos parents avaient dĂ» traverser d’innombrables peines impossibles Ă  dire en nous Ă©levant. Peut-ĂȘtre Ă  cause de ce sentiment, ces jours-ci, mon regard se tourne un peu plus vers la vie des gens autour de moi.

Ce matin aussi, c’était comme ça. AprĂšs avoir fini mon entraĂźnement dans la salle de sport de l’appartement, je me dirigeais vers la laverie ouverte 24 h/24 de l’immeuble pour transfĂ©rer dans le sĂšche-linge la couette que j’avais mise Ă  laver avant de venir faire du sport.

Dans le couloir de l’appartement, j’ai croisĂ© une dame qui Ă©tait en train de nettoyer. D’habitude, je serais passĂ© en la saluant lĂ©gĂšrement de la tĂȘte et en lui lançant un simple « merci ». Mais aujourd’hui, plus que d’habitude, l’envie de lui dire quelque chose de plus Ă©tait trĂšs forte. Alors je l’ai saluĂ©e avec un peu plus de cƓur que d’ordinaire : « Vous travaillez dur dĂšs le matin. Merci beaucoup ! »

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La dame a interrompu un instant ce qu’elle faisait, m’a regardĂ© et a esquissĂ© un sourire. C’est ainsi que notre courte conversation a commencĂ©. J’en ai profitĂ© pour lui poser ce que je m’étais toujours demandĂ©.

« Vous faites le mĂ©nage jusqu’à quelle heure, en gĂ©nĂ©ral ? Si vous faites ça tous les jours, votre dos doit beaucoup vous faire mal, ça va ? », « Vous avez une façon particuliĂšre d’en prendre soin ? »

Face Ă  mes questions inquiĂštes qui partaient un peu dans tous les sens, la dame secouait la tĂȘte en disant que « ça allait », qu’elle « avait l’habitude », mais son sourire ne quittait pas ses lĂšvres. Puis soudain, elle m’a dit : « Vous ĂȘtes vraiment un jeune homme avec un bon fond », et cette fois, c’est elle qui m’a posĂ© des questions.

« Qu’est-ce qui vous amĂšne ici si tĂŽt le matin ? La lessive ? Le loyer ici, ça va ? Ce n’est pas trop cher ? Vous avez quel Ăąge ? Et peut-ĂȘtre
 une petite amie ? »

Comme ses yeux brillaient en abordant le sujet de la « petite amie », mon cĂŽtĂ© taquin s’est rĂ©veillĂ© et j’ai rĂ©pondu en riant. « Hein ? Vous voulez peut-ĂȘtre me prĂ©senter votre fille ? »

La dame a agitĂ© les mains en riant. « Oh non, je n’ai que deux fils. » (« Ah
 dommage lol »)

Puis, tout Ă  coup, elle a laissĂ© Ă©chapper un petit soupir et a ajoutĂ© comme pour elle-mĂȘme. « Eh, Ă  quoi bon Ă©lever des fils, tout ça ne sert Ă  rien
 »

Sur le moment, j’ai eu l’impression d’avoir reçu un coup de marteau sur la tĂȘte. Cette seule phrase de la dame a créé une grande vague en moi. « Ça ne sert Ă  rien
 Maintenant que j’y pense, quel genre de fils ai-je Ă©tĂ© pour mes parents ? Qu’est-ce que j’ai fait pour eux jusqu’ici, et quel genre de fils devrais-je devenir Ă  l’avenir ? Si j’étais parent, comment voudrais-je ĂȘtre traitĂ© par mon enfant ? » 
 Les pensĂ©es se sont enchaĂźnĂ©es les unes aprĂšs les autres. Bien sĂ»r, du point de vue de la dame, ce n’était peut-ĂȘtre qu’une phrase lancĂ©e au passage
 mais pour moi, son poids n’avait rien de lĂ©ger. Ces questions ne m’ont pas quittĂ© pendant un long moment.

Bref, avec ce cƓur troublĂ© et toutes ces pensĂ©es emmĂȘlĂ©es, en repensant encore et encore Ă  cette brĂšve rencontre avec la dame, une autre prise de conscience est venue.

Toutes les personnes qui traversent ainsi ma vie sont en rĂ©alitĂ© des « personnages principaux » qui portent chacune le poids de leur propre existence et vivent chaque jour avec acharnement. Cette seule phrase de la dame devait elle aussi contenir l’expĂ©rience et le poids de sa vie.

Combien de choses puis-je encore apprendre et ressentir auprĂšs de chacun de ces personnages principaux ? Quelle que soit la forme de leur vie, le processus lui-mĂȘme est dĂ©jĂ  une histoire.

Alors, ne l’oublions pas. MĂȘme une prĂ©sence insignifiante que l’on croise comme un « PNJ », lorsqu’un sens lui est donnĂ© Ă  travers la pensĂ©e et l’échange, devient un « prĂ©cieux prochain ».

Vraiment, la vie change Ă  ce point selon le regard avec lequel je la regarde. Si je regarde avec beautĂ©, je vois de belles choses ; si je m’efforce de chercher la misĂšre, alors c’est aussi ce que je finis par voir.

Ce matin, le sourire de la dame, sa phrase amĂšre, et toutes les pensĂ©es et prises de conscience que cette petite vague intĂ©rieure a dĂ©clenchĂ©es. J’ai envie de les garder longtemps. Puisque je peux laisser ce genre de rĂ©flexion sous forme de trace, je me dis Ă  nouveau que j’ai vraiment bien fait de commencer ce blog. Demain, quel personnage principal et quelle histoire vais-je rencontrer ? Je suis, un peu, impatient de le dĂ©couvrir.

Avant de terminer ce texte, comme ces pensĂ©es s’enchaĂźnaient encore, l’enseignement central du christianisme, « aimer Dieu et aimer son prochain », m’est soudain revenu avec une nettetĂ© nouvelle. (Bien sĂ»r, le « Dieu » dont je parle ici peut, pour une personne non chrĂ©tienne, ĂȘtre compris en le ramenant Ă  quelque chose comme « la meilleure conscience que chacun peut percevoir ».)

Et Ă  ce sujet, je me suis aussi souvenu d’une phrase que j’avais lue quelque part il y a peu. Quand on mesure les ondes cĂ©rĂ©brales de personnes qui aiment, mĂȘme si elles regardent clairement « la personne aimĂ©e », la partie du cerveau qui reconnaĂźt le « moi » s’active Ă©galement.

En voyant cela, ne pourrait-on pas interprĂ©ter le lien profond ou l’amour envers autrui comme une expansion de la perception de soi, voire comme une expĂ©rience oĂč les frontiĂšres du moi s’effondrent ? À bien y penser, peut-ĂȘtre que l’état ultime poursuivi par tant de religions, de thĂ©ologies et de philosophies consiste Ă  atteindre ce genre de « non-moi ». En rĂ©alitĂ©, les voix qui mettent en garde contre l’expression excessive du « moi » ne rĂ©sonnent-elles pas toujours fortement, quel que soit le genre ?

Si je creuse plus profondĂ©ment cette prise de conscience mĂ©taphysique, je pourrai peut-ĂȘtre me rapprocher d’une intuition essentielle sur ce qu’est « l’amour ». (Bien sĂ»r, ma conviction personnelle ne change pas : l’un des repĂšres les plus populaires et les plus faciles Ă  comprendre pour pratiquer cette prise de conscience dans le quotidien reste, pour moi, le protestantisme et l’Église.)

Quoi qu’il en soit, si l’on s’éloigne un instant de ce discours mĂ©taphysique pour revenir Ă  la rĂ©alitĂ©, nous ne pouvons pas tous devenir littĂ©ralement « des parties les uns des autres ». Pourtant, si cette ancienne parole de sagesse, « aime ton prochain comme ton propre corps », me paraĂźt aujourd’hui aussi vivante et aussi claire
 j’ai fortement l’impression que toute cette chaĂźne de pensĂ©es et de prises de conscience n’est pas un simple hasard.

Peut-ĂȘtre que toutes ces pensĂ©es et prises de conscience sont parties de carrefours diffĂ©rents, mais qu’au bout du compte elles avancent vers une seule vĂ©ritĂ© - (bien sĂ»r, pour le dire objectivement, « une vĂ©ritĂ© que je construis moi-mĂȘme en tant que sujet »).

Q. Avec quels prochains cheminez-vous aujourd’hui ?

Q. Comment voulez-vous les traiter ?

✹ Commentaire KPT de Gemini 2.5 Pro (Persona : Jaemin)

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