2026.07.22 (Mer)

✹ RĂ©sumĂ© de GPT-5.6 Sol  

Le rĂ©cit d’une journĂ©e oĂč j’ai reliĂ© NAS, routeur et HTTPS, corrigĂ© jusqu’à l’interface cassĂ©e d’un tĂ©lĂ©phone rĂ©el branchĂ© en USB, et ressenti Ă  quel point le domaine que je peux manipuler directement s’élargit avec l’IA.

J’ai regardĂ© les Ă©crans du NAS et du routeur avec Computer Use

Les premiĂšres choses auxquelles je me suis heurtĂ© aujourd’hui ont Ă©tĂ© le NAS et le routeur.

Pour rendre le service accessible de l’extĂ©rieur, lancer Docker ne suffisait pas. Le domaine devait atteindre le rĂ©seau de l’entreprise, le routeur transmettre la requĂȘte au NAS, le NAS prĂ©senter le certificat, puis le Reverse Proxy l’envoyer au conteneur interne. Autrefois, j’aurais commencĂ© par chercher les manuels tout en passant de l’interface d’administration du routeur Ă  celle du NAS.

Cette fois, je me suis connectĂ© aux Ă©crans d’administration et j’ai approuvĂ© le pĂ©rimĂštre des changements, tandis que l’IA regardait les Ă©crans rĂ©els avec Computer Use et avançait avec moi.

Un bandeau est apparu au-dessus du navigateur pour indiquer que l’IA avait commencĂ© Ă  le dĂ©boguer directement. Je lui ai transmis l’écran tel que je le voyais, et nous avons vĂ©rifiĂ© ensemble ce qui fonctionnait et oĂč cela bloquait.

Computer Use déboguant le navigateur réel et vérifiant le tableau de bord d'automatisation des congés. Le véritable domaine du service et le libellé permettant d'identifier l'entreprise ont été pixelisés.

Nous avons d’abord contrĂŽlĂ© les rĂ©glages existants, laissĂ© intacts le site et les connexions de messagerie qu’il ne fallait pas toucher, puis ajoutĂ© uniquement les Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires au nouveau service. J’ai envoyĂ© au NAS l’image Docker créée sur mon Mac, je l’ai exĂ©cutĂ©e dans un environnement Compose sĂ©parĂ©, puis j’ai reliĂ© le Reverse Proxy et le certificat HTTPS.

Connexion du certificat HTTPS du service dans l'interface d'administration du NAS. Seul le véritable domaine du service a été pixelisé.

La rĂ©partition des rĂŽles est devenue encore plus nette ici. Je me suis chargĂ© de la connexion, de la dĂ©finition de l’objectif, du choix de ce qu’il fallait prĂ©server dans l’environnement existant et de l’approbation des changements rĂ©els. Dans les Ă©crans que j’avais ouverts, l’IA a lu les rĂ©glages du routeur et du NAS, puis reliĂ© plusieurs couches techniques, de Docker et du Reverse Proxy jusqu’au certificat.

L’IA n’a pas modifiĂ© les rĂ©glages externes Ă  sa guise. J’ai assurĂ© la connexion et l’approbation des changements importants, et nous avons contrĂŽlĂ© le rĂ©sultat Ă©tape par Ă©tape tout en conservant un moyen de restaurer l’environnement existant. L’envoi rĂ©el de SMS a d’abord Ă©tĂ© limitĂ© Ă  un seul numĂ©ro interne approuvĂ©, puis j’en ai confirmĂ© la rĂ©ception. Une fois la connexion externe terminĂ©e, j’ai aussi accĂ©dĂ© Ă  l’adresse HTTPS par le rĂ©seau mobile du tĂ©lĂ©phone.

J’ai racontĂ© sĂ©parĂ©ment le transfert des fonctions et donnĂ©es existantes, la vĂ©rification d’un SMS limitĂ© et le chemin empruntĂ© par une requĂȘte externe jusqu’au service dans le NAS dans Migration de l’automatisation historique des congĂ©s vers un NAS et connexion HTTPS externe.

Ne pouvait-elle pas regarder directement l’écran du tĂ©lĂ©phone ?

ArrivĂ© lĂ , j’ai demandĂ© Ă  l’IA :

Tu ne peux pas regarder toi-mĂȘme l’écran de mon tĂ©lĂ©phone et le contrĂŽler ? Il n’existe pas un outil pour ça ?

Dans un monde oĂč la virtualisation Android existe, il me semblait Ă©trange que l’IA ne puisse pas voir un tĂ©lĂ©phone rĂ©el connectĂ© en USB. J’ai dĂ©couvert que adb permettait de lire et de contrĂŽler l’état du tĂ©lĂ©phone, et que scrcpy pouvait afficher son vĂ©ritable Ă©cran directement sur le Mac.

AprĂšs quelques Ă©changes, l’écran de mon tĂ©lĂ©phone est rĂ©ellement apparu sur le Mac.

Écran complet d'un vĂ©ritable tĂ©lĂ©phone Android affichĂ© sur le Mac avec scrcpy, avec le nom du bot de l'entreprise, le nombre de pas personnel et le nom du lieu pixelisĂ©s

Mon tĂ©lĂ©phone se trouvait tel quel dans l’écran du Mac, avec mĂȘme une notification indiquant que Codex travaillait. À partir de lĂ , l’IA ne m’a plus semblĂ© ĂȘtre une simple fenĂȘtre qui rĂ©pond Ă  des questions. Elle ressemblait Ă  un outil capable de regarder avec moi l’appareil rĂ©el que je pouvais voir et toucher.

J’ai corrigĂ© l’interface en regardant le vrai tĂ©lĂ©phone

scrcpy ne s’est pas arrĂȘtĂ© Ă  l’affichage de l’écran du tĂ©lĂ©phone.

Une fois un tĂ©lĂ©phone rĂ©el avec le dĂ©bogage USB activĂ© reliĂ© au Mac, l’IA pouvait utiliser adb pour capturer l’écran, lire la structure de l’interface, toucher, faire dĂ©filer et saisir du texte. Avec scrcpy, je regardais tout le processus en direct. Il ne s’agissait pas de choisir l’un ou l’autre : nous regardions l’écran avec scrcpy, tandis que adb servait aux opĂ©rations rĂ©pĂ©tĂ©es et Ă  la collecte de preuves.

Sur le moniteur, l’IA lisait l’écran et prĂ©parait l’action suivante. Juste devant, le mĂȘme service Ă©tait ouvert sur le vĂ©ritable tĂ©lĂ©phone.

Vérification de l'interface d'un véritable téléphone Android devant un moniteur affichant la conversation de travail Codex. Seules les lignes contenant des données de personnes et d'organisations sur le téléphone ont été pixelisées.

J’ai ouvert dans Chrome sur le tĂ©lĂ©phone le service que je dĂ©veloppais, je me suis connectĂ© et j’ai parcouru les menus. C’est lĂ  que les problĂšmes invisibles quand je me contentais d’imiter une petite fenĂȘtre de navigateur sur PC ont sautĂ© aux yeux. Sur mobile, la barre latĂ©rale occupait presque tout l’écran, tandis que les cartes et les textes Ă©taient Ă©crasĂ©s verticalement. Le titre et les boutons de la liste des employĂ©s se cassaient caractĂšre par caractĂšre, et il Ă©tait impossible de comprendre les filtres de l’historique des SMS et de la gestion des congĂ©s.

Une seule image avait plus de force qu’une explication du problĂšme. Les caractĂšres de Liste des employĂ©s tombaient un Ă  un vers le bas, et seuls des icĂŽnes et quelques morceaux de texte restaient dans les filtres. Les dĂ©fauts que j’avais ratĂ©s en rĂ©duisant une fenĂȘtre sur PC ne pouvaient plus se cacher sur un vĂ©ritable Ă©cran de la taille d’une paume.

Dans toutes les comparaisons ci-dessous, la gauche montre l’état avant correction et la droite l’état aprĂšs.

Comparaison avant-aprÚs de la déformation du tableau de bord découverte sur le téléphone réel

Je ne me suis pas arrĂȘtĂ© aprĂšs la modification. J’ai redĂ©ployĂ© l’écran corrigĂ©, je me suis reconnectĂ© sur le mĂȘme tĂ©lĂ©phone, j’ai ouvert les menus, fait dĂ©filer et vĂ©rifiĂ©. La liste des employĂ©s est devenue lisible horizontalement, et les tableaux larges ont pu dĂ©filer autant que nĂ©cessaire au lieu d’ĂȘtre comprimĂ©s de force.

En regardant l’écran, j’ai donnĂ© mes critĂšres : « C’est illisible » et « N’écrase pas le tableau ; il faut pouvoir se dĂ©placer pour le voir ». L’IA a reliĂ© ces critĂšres aux modifications rĂ©elles de la mise en page et du code. AprĂšs le dĂ©ploiement, juger si le problĂšme Ă©tait vraiment corrigĂ© est revenu Ă  mes yeux.

Comparaison avant-aprÚs du titre et des boutons d'action écrasés dans la liste des employés

Sur les Ă©crans comportant beaucoup de filtres, le problĂšme Ă©tait encore plus flagrant. La cause Ă©tait de vouloir entasser tous les champs sur une seule ligne dans la faible largeur mobile. J’ai rĂ©organisĂ© les Ă©crans d’historique des SMS et de gestion des congĂ©s autour de deux colonnes, puis placĂ© la plage de dates sur sa propre ligne.

Comparaison avant-aprÚs des filtres de l'historique des SMS comprimés jusqu'à devenir méconnaissables

Comparaison avant-aprÚs des filtres de gestion des congés écrasés sur une seule ligne

Ces Ă©crans avant-aprĂšs ne sont pas des captures de donnĂ©es d’exploitation. AprĂšs avoir dĂ©couvert le problĂšme sur le vrai tĂ©lĂ©phone, j’ai rendu de nouveau l’ancien code et le code corrigĂ© avec les mĂȘmes donnĂ©es synthĂ©tiques et la mĂȘme taille mobile. L’inconfort vu de mes propres yeux a menĂ© Ă  une modification du code, puis est revenu Ă  une vĂ©rification sur l’appareil rĂ©el.

Cela ressemblait Ă  une fenĂȘtre, mais ce n’était pas une application

Corriger les choses en regardant l’écran du vrai tĂ©lĂ©phone Ă©tait dĂ©jĂ  fascinant, mais la suite Ă©tait encore plus drĂŽle.

Je voulais que la fenĂȘtre de scrcpy apparaisse et disparaisse quand j’appuyais sur fn+s dans BetterTouchTool. Toutes les autres applications fonctionnaient bien, mais, sans raison apparente, seul scrcpy ne marchait pas. J’ai capturĂ© l’écran de rĂ©glages et l’ai montrĂ© Ă  l’IA.

Raccourci BetterTouchTool configuré en choisissant scrcpy comme application spécifique

La cause était simple.

Ce que j’avais choisi dans BetterTouchTool n’était pas un paquet d’application macOS ordinaire, mais l’exĂ©cutable scrcpy installĂ© par Homebrew. Il ouvre Ă  l’écran une fenĂȘtre qui ressemble Ă  celle d’une application, mais sa nature diffĂšre d’un .app classique attendu par Show / Hide Specific Application de BetterTouchTool. VoilĂ  pourquoi la mĂ©thode qui fonctionnait pour les autres applications Ă©chouait avec scrcpy.

Ce n’était pas un problĂšme de tĂ©lĂ©phone. Le raccourci lui-mĂȘme n’était pas en cause non plus. À mes yeux, cela ressemblait Ă  n’importe quelle autre fenĂȘtre, mais le problĂšme venait de la maniĂšre dont le Mac reconnaissait cette fenĂȘtre comme processus et application.

Pour moi, c’était une fenĂȘtre comme celle de toute autre application. L’IA a reliĂ© le rĂ©glage BetterTouchTool que je lui avais montrĂ© au vĂ©ritable chemin d’exĂ©cution et a trouvĂ© pourquoi cette fenĂȘtre seule ne se comportait pas comme une application ordinaire.

Finalement, au lieu d’une action qui affiche ou masque une application classique, je suis passĂ© Ă  un script shell qui trouve directement le processus scrcpy et contrĂŽle son Ă©tat d’exĂ©cution ainsi que l’affichage de sa fenĂȘtre. Le mĂȘme fn+s fonctionnait dĂ©sormais comme je le voulais.

Réglage BetterTouchTool remplacé par un script shell qui contrÎle directement le processus scrcpy

À l’instant oĂč j’ai entendu l’explication, je me suis mis Ă  rire.

Waouh
 mĂȘme ça, c’est possible ?

Je n’ai plus besoin de connaütre toutes les technologies à l’avance

Autrefois, il y aurait eu beaucoup trop de choses à rechercher à partir d’ici.

Docker et NAS, routeur, DNS, certificats, Reverse Proxy, dĂ©bogage Android, adb et scrcpy, jusqu’à la façon dont macOS distingue une fenĂȘtre d’une application. Si j’avais tout cherchĂ© Ă©lĂ©ment par Ă©lĂ©ment, cela se serait dispersĂ© en problĂšmes issus de domaines complĂštement diffĂ©rents.

Pris sĂ©parĂ©ment, aucun de ces sujets n’est peut-ĂȘtre extrĂȘmement difficile. Mais ce ne sont pas des domaines que je maĂźtrise habituellement en profondeur. Quand je ne sais mĂȘme pas quoi chercher, un petit problĂšme peut facilement prendre plusieurs heures.

Avec l’IA dans le processus, le dĂ©roulement a changĂ©.

J’ai dit quel rĂ©sultat je voulais. J’ai montrĂ© l’écran rĂ©el. J’ai montrĂ© de nouveau le point qui ne fonctionnait pas. L’IA a reliĂ© Docker, le NAS, le routeur, le DNS et HTTPS, mais aussi le tĂ©lĂ©phone, adb, scrcpy, les fenĂȘtres macOS et les rĂ©glages de BetterTouchTool dans un seul flux.

D’un cĂŽtĂ©, elle regardait le NAS et le navigateur ; dans une autre session, elle creusait le chemin Android et SMS ; dans une autre fenĂȘtre, je contrĂŽlais les rĂ©sultats. MĂȘme lorsque les Ă©crans se sĂ©paraient, mon rĂŽle restait identique : fixer l’objectif, approuver jusqu’oĂč changer et juger si le rĂ©sultat Ă©tait correct.

Environnement de travail reliant sur un mĂȘme Ă©cran le dĂ©ploiement NAS, le chemin SMS Android, plusieurs sessions de travail IA et les conversations de vĂ©rification. Les noms de personnes non publiques et les libellĂ©s permettant d'identifier l'entreprise ont Ă©tĂ© pixelisĂ©s.

Je n’aurais pas ressenti cela si l’IA m’avait seulement fourni beaucoup de connaissances. Ces connaissances sont devenues des commandes de terminal, des gestes sur le tĂ©lĂ©phone et des rĂ©glages d’écrans d’administration, puis elles sont revenues sous la forme d’un changement dans l’écran que j’utilise rĂ©ellement. Ce n’était pas une rĂ©ponse. C’était une exĂ©cution.

Je n’avais pas Ă©tudiĂ© toutes ces couches Ă  l’avance. Je n’avais pas non plus tout abandonnĂ© en lançant simplement « dĂ©brouille-toi ». J’ai continuĂ© Ă  regarder les rĂ©sultats, Ă  pointer ce qui semblait Ă©trange et Ă  poser la question suivante.

J’avais Ă©crit auparavant que la littĂ©ratie IA est finalement la capacitĂ© d’instruire. Aujourd’hui, ces mots m’ont semblĂ© un peu plus concrets.

Instruire ne consistait pas Ă  Ă©crire une impressionnante ligne de prompt. C’était dĂ©crire l’état que je voulais, transmettre l’écran sous mes yeux et corriger lorsque le rĂ©sultat diffĂ©rait. En sachant rĂ©pĂ©ter cela, je pouvais aller bien plus loin que prĂ©vu, mĂȘme dans des domaines que je ne connaissais pas.

L’IA Ă©tend la portĂ©e de mes mains et de mes yeux

Utiliser l’IA ne m’a pas soudainement rendu expert de toutes les technologies.

Au contraire, en travaillant vraiment avec elle, il arrive sans cesse que l’IA porte un jugement Ă©trange ou aille trop loin dans une direction que je ne voulais pas. Si je ne sais pas ce que je veux ou si je n’ai pas de critĂšre pour juger le rĂ©sultat, tout le travail de l’IA ne suffira pas Ă  atteindre un bon rĂ©sultat.

Mais l’inverse est Ă©galement vrai.

Si je fixe l’objectif, montre l’état rĂ©el, repĂšre la mauvaise direction et continue Ă  faire avancer l’IA, tout change. Les choses que j’aurais autrefois laissĂ©es de cĂŽtĂ© en disant « ce n’est pas mon domaine » deviennent des choses que je peux manipuler moi-mĂȘme. Cela ne s’arrĂȘte pas Ă  installer un programme : je peux connecter un appareil rĂ©el, voir son Ă©cran, vĂ©rifier son comportement, le mettre sur un serveur et adapter les parties gĂȘnantes Ă  ma maniĂšre.

Alors maintenant, au lieu de demander seulement une explication du rĂ©sultat, lorsque l’écran compte, je dis simplement : « VĂ©rifie toi-mĂȘme. Avec Computer Use. »

Demande à Codex de vérifier directement l'écran réel et le résultat avec Computer Use, suivie du résultat de la vérification

Dans Le changement de paradigme du dĂ©veloppement gravĂ© dans les os et la chair, j’avais Ă©crit que le centre du travail du dĂ©veloppeur se dĂ©place de la capacitĂ© Ă  taper du code vers la planification, la conception, l’exĂ©cution et le feedback. Ce que j’ai fait aujourd’hui suivait exactement ce mouvement.

Ce que je voulais rĂ©ellement crĂ©er passait avant la quantitĂ© de code que je connaissais par cƓur. Ensuite venaient le partage du contexte avec l’IA, la connexion des outils et la correction continue en regardant le rĂ©sultat.

Aujourd’hui, je l’ai vraiment ressenti.

Si je sais utiliser activement l’IA, je peux faire bien plus de choses que je ne le pensais. Il ne s’agit pas seulement d’obtenir des rĂ©ponses plus vite. Le champ de ce que je peux voir, toucher et corriger moi-mĂȘme s’élargit.

Dire que les possibilitĂ©s sont rĂ©ellement infinies ne m’a pas semblĂ© exagĂ©rĂ©.

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